Actualités de la bibliothèque du DFK ParisRessources bibliographiques et recherches sur la période de l'Occupation (1940–1944)

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Une bibliothèque au service de l'histoire de l'art

Parmi les missions du Centre allemand d'histoire de l'art Paris (Deutsches Forum für Kunstgeschichte - DFK Paris) figure celle d’offrir au public scientifique une bibliothèque spécialisée dans l'histoire de l'art et de la culture en Allemagne, ainsi que dans l’histoire de cette discipline et des sciences humaines outre-Rhin. La bibliothèque du DFK Paris propose parallèlement un panorama de la littérature scientifique sur l’art français et sur les relations artistiques franco-allemandes. La bibliothèque assiste par ailleurs les chercheurs de l’institut dans leurs projets de recherche sur l’histoire de l’art en France. Avec des axes incluant aussi bien les questions de méthodologie que des thématiques comme l’histoire des collections, le Bauhaus ou encore les recherches de provenance, elle reflète la vitalité d’un champ de recherche qui va du Moyen Âge à nos jours.

La salle de lecture de l’hôtel Lully permet de consulter une collection unique d’écrits de théorie de l’art et d’esthétique dont une grande partie sont des éditions originales, de nombreux ouvrages rares, des originaux du XVIIe au XXe siècle, ainsi que des collections numériques et des banques de données. Sur les 93 000 titres et 193 abonnements de périodiques en cours, plus de 80 % sont en libre accès. La bibliothèque du Centre allemand d’histoire de l’art dispose de nombreux services numériques destinés à faciliter les recherches. La proximité immédiate de la bibliothèque de l'INHA – avec laquelle la bibliothèque du DFK Paris est liée par un accord de coopération –, des collections spécialisées de la BnF, du Louvre et du Centre Pompidou contribue encore à accroître l’excellence des conditions de recherche.

Le DFK Paris est partenaire du catalogue collectif kubikat(commun aux instituts allemands de recherche en histoire de l'art, à Florence, Munich, Paris et Rome), qui constitue une vaste banque de données. Elle contient actuellement plus de 1,7 millions de références, dont plus de 900 000 articles issus de périodiques spécialisés, d’ouvrages collectifs et de publications en ligne. Le réseau kubikat travaille en coopération avec le Bibliotheksverbund Bayern (BVB) et l'Art Discovery Group Catalogue.

La bibliothèque du DFK est ouverte au public le lundi de 14h à 18h et du mardi au vendredi de 10h à 18h. Elle est accessible gratuitement à toute personne effectuant un travail scientifique ou de recherche.

Photo de lecteurs dans la salle de lecture de la biblothèque
Salle de lecture de la bibliothèque du DFK Paris, © Markus Schilder / DFK Paris

Une bibliothèque de recherche en interaction avec les programmes de recherche sur le commerce de l'art pendant l'Occupation

Différents aspects de la période de l'Occupation sont actuellement explorés au sein des projets de recherche du DFK Paris.

L'historienne de l'art Nikola Doll consacre ses travaux (Entre art, science et politique d'occupation : la Kunsthistorische Forschungsstätte Paris de 1942 à 1944, aux corrélations entre la notion de Kunstschutz , la recherche en histoire de l'art, le commerce de l'art et les spoliations d'œuvres à travers l'exemple de ce premier institut allemand de recherche en histoire de l'art en France, la Kunsthistorische Forschungsstätte, qui a existé de janvier 1942 à l'été 1944, sous la direction de l'historien d'art Hermann Bunjes (1911–1945).

Le projet du DFK Paris Recherches scientifiques sur l'hôtel de Beauharnais est également le cadre de recherches de provenance via l'étude des collections historiques de l'hôtel de Beauharnais, premier lieu parisien dans lequel les œuvres d'art volées aux collectionneurs et marchands juifs étaient transférées.

Enfin, le DFK Paris est associé au projet de recherche initié par l'INHA et l'Université Technique de Berlin (TU Berlin), le Répertoire des acteurs du marché de l'art en France sous l'Occupation (1940-1945).

Ces différents projets ont été présentés lors du grand colloque scientifique intitulé Spoliation et trafic : le marché de l'art français sous l'occupation allemande (1940-1944), qui a réuni du 30 novembre au 1er décembre 2017 des experts internationaux pour analyser la spoliation systématique d'œuvres d'art en France. Ce colloque, co-organisé par le Deut­sches Zen­trum Kul­tur­gut­ver­lus­te, la TU Berlin et le Centre allemand d'histoire de l'art Paris (DFK Paris) s'est déroulé en parallèle à l'exposition Bestandsaufnahme Gurlitt : "Entartete Kunst"  beschlagnahmt und verkauft [État des lieux Gurlitt : « art dégénéré »  confisqué et vendu] qui a présenté une sélection d'œuvres de la collection de Cornelius Gurlitt (1932–2014) à la Kunst- und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland à Bonn. Cornelius Gurlitt était le fils de l'historien et marchand d'art Hildebrand Gurlitt (1895–1956), lequel a participé à la spoliation artistique nazie en France comme l'un des principaux acheteurs pour le projet de « Führermuseum » à Linz. L'étude de la provenance des pièces de la collection Gurlitt, qui comptait plus de 1500 œuvres, et leurs liens avec le commerce de l'art parisien étaient au cœur de l'exposition comme du colloque.

À la suite de ce colloque, la bibliothèque du DFK Paris a rassemblé les ressources bibliographiques actuelles sur les thématiques de la spoliation, du commerce de l'art, du Kunstschutz et de l'histoire de l'art à l'époque de l'Occupation afin de les exposer dans la salle de lecture de l'hôtel Lully. Outre le catalogue de l'exposition de Bonn – qui couvre également l'exposition Der NS-Kunstraub und die Folgen [La spoliation nazies et ses conséquences] qui s'est déroulée dans la même période au Kunstmuseum de Bern –, les ressources papier et numériques, principalement en langue allemande, le DFK Paris offre l'accès à la banque de données incontournable en matière de recherche de provenance Nationalsozialismus. Holocaust. Widerstand und Exil 1933-1945, comprenant une sélection de sources de la période nazie, ainsi qu'aux 31 banques de données de la Holocaust Collection, dont la fondation Max Weber a obtenu des licences pour ses instituts.  

Jörg Ebeling
Directeur de recherche
DFK Paris

 

 

Publié par Jérôme BESSIERE le 22 mai 2018 à 08:00

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