Pauline Duclos-Grenet entre l'iconographie médiévale et les collégiens

Pauline Duclos-Grenet

Doctorante en histoire de l'art médiéval à l'Université de Bourgogne, sous la direction de Daniel Russo, à l'UMR Centre Georges Chevrier-Savoirs: normes et sensibilités ,  je suis aussi enseignante dans un collège de Seine-Saint-Denis, après avoir effectué un contrat doctoral à l'université de Bourgogne.

Je prépare actuellement une thèse sur l'iconographie des scènes du Procès du Christ dans l'art italien à la fin du Moyen Âge. Plus largement, je m'intéresse à la culture visuelle dans l'Italie de la fin du Moyen Âge, en particulier dans le contexte communal, aux pratiques sociales liées aux images (processions, confréries, peinture infamante, par exemple) et à leurs relations avec les lieux de pouvoir. Dans ce cadre, je me suis intéressée à l'iconographie des rois mages dans la Florence du Quattrocento (« Des mages à Florence au Quattrocento. Autour de l'Epiphanie de 1443 ») et aux représentations des pauvres et de la charité.

En 2011, j'ai assisté Michel Huyn au commissariat de l'exposition « L'Epée, Usages, mythes et symboles » au musée de Cluny-Le monde médiéval.

Votre fréquentation de la bibliothèque ? 

Je viens entre trois et quatre fois par semaine durant les périodes consacrées à la recherche, une fois durant celles consacrées à l'enseignement et plus assidûment pendant les vacances scolaires.

Votre place préférée ?

Aucune en particulier, mais je privilégie plutôt le fond de la salle, plus calme et un peu plus lumineux.

Une grande trouvaille dans les collections  ?

Je n'ai pas fait de trouvaille particulière dans les fonds de l'INHA. Je fréquente essentiellement la bibliothèque pour consulter de la bibliographie, ainsi que les ressources numériques qui sont, pour l'étude de mon corpus, bien précieuses, en particulier JSTOR ou l'Index of Christian Art. 

Un souvenir insolite de la salle de lecture ?

Plutôt, une petite anecdote : Au détour d'un cours, je montre à mes élèves de 4e des images de la salle Ovale et de la salle Labrouste afin de leur donner un exemple d'institution scientifique et culturelle française. « Vous connaissez cet endroit, Madame ? Ahah ! Mais c'est nul, y a que des livres ! Les livres c'est pour les pauvres ». Sauvée par la sonnerie, je ramasse mes affaires et mon dépit face à ce tollé, quand une petite élève vient me voir et me dit : « Moi je rêverais de devenir chercheur pour pouvoir aller dans cette bibliothèque. C'est tellement beau ! »

Votre sujet du moment  ?

En vue de la préparation d'une intervention à l'Ecole doctorale de printemps (Rome, Villa Médicis, 16-21 mai 2016), je travaille actuellement sur la question de la représentation de différentes temporalités dans les images dévotionnelles médiévales italiennes, et de leurs enjeux.

Vos souhaits pour l'avenir de la bibliothèque ?

L'INHA est un lieu de travail très agréable, le personnel y est toujours sympathique et disponible. J'aimerais que la bibliothèque propose des horaires amplifiés.

 

Propos recueillis par Sabine Roulleau

Service de l'informatique documentaire

duclosgrenet.pauline @ gmail.com

Publié par Sabine Roulleau le 3 mai 2016 à 09:00

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